LE SUCRE

Le week-end dernier, j’ai assisté à une conférence sur le sucre: Le sucre, vérités ou conséquences, donnée par la nutritionniste Catherine Lefebvre. À l’heure actuelle le sucre est un débat très important dans le monde de la santé et de la nutrition et aucun consensus n’est établie. J’ai donc décidé de vous parler de cet aliment tant consommé, mais si mal connu.

UN PEU D’HISTOIRE

Nous consommons le sucre depuis déjà des millénaires. La canne à sucre fut son apparition en Nouvelle-Guinée vers l’an 8000 avant J.-C. Elle fut transformée en sucre blanc, comme nous le connaissons si bien aujourd’hui, vers les années 350 avant J.-C. À l’époque, seul les gens de la haute société pouvaient s’en procurer du à sa rareté, d’où provient le nom l’or blanc. Aujourd’hui j’appellerais plutôt ça, poison blanc. Nous en trouvions très peu dans l’alimentation des gens jusqu’à la colonisation en 1440. Le sucre devint un aliment très cultivé aux Antilles, en Grenade, en Haïti, à l’ile de Gorée et j’en passe. Bien-sûre, pour cultiver tous ces champs, il fallait beaucoup de personnels, donc l’esclavage fut la source principale des employés. Les esclaves arrivèrent d’Afrique à pelleter et cela dura plusieurs siècles. Vous pouvez visiter aux États-Unis des plantations, où jadis la canne à sucre fut cultivée. Il ne faut pas oublier, malgré la beauté des lieux, l’histoire derrière ces paysages. Aujourd’hui, la majorité des endroits où la canne à sucre est produite, les employés sont bien traités et le tout se fait mécaniquement. Bien-sûre, je pourrais entrer dans les détails économiques, mais je ne finirais pas et je suis loin d’être une experte en la matière. Par contre, le livre de Catherine Lefebvre, Sucre: Vérités et conséquences vous en dira davantage.

QU’EST-CE QUE LE SUCRE

Tout d’abord, il faut savoir qu’est-ce qu’un sucre et faire la distinction entre les différents types. Les sucres font partis des glucides et contrairement à la croyance populaire, les glucides sont nécessaires et bons pour la santé. Nous en avons de besoin pour donner de l’énergie à notre corps. C’est un peu comme l’essence dans notre voiture, nous ne pouvons pas aller loin sans elle, c’est la même chose avec les glucides. Il y a 2 types de glucides, les glucides complexes (les bons: fruits, légumes, les produits céréalier à grains entiers et les légumineuses ) et les glucides simples (les mauvais: donc le sucre raffiné, le miel, les sirops, les confiseries et j’en passe) Il faut tout simplement faire le bon choix de glucides pour bien nourrir notre corps.

SUCRES COMPLEXES

Les sucres complexes sont des glucides à chaine longue de molécules. Ils sont plus long à digérer. Il passe moins rapidement dans la circulation sanguine, puis dans nos cellules, avec l’aide de l’insuline pour nous donner de l’énergie à long terme.

SUCRES SIMPLES.

Les sucres simples se digère très rapidement et l’insuline n’a pas le temps de bien faire son travail pour nous donner de l’énergie à long terme. À court terme, l’accumulation de sucres simples, s’emmagasine dans nos réserves de tissus adipeux (gras). De plus, avec le temps, une résistance à l’insuline peut se développer. Ce qui peut engendrer le diabète de type 2. Il faut donc éviter au maximum le sucre libre dans les aliments (glucose-sucrose-fructose)

RISQUES SUR LA SANTÉ

Bien-sûre, nous savons tous, comme mentionné ci-haut, qu’une surconsommation de sucre est liée avec des risques de diabète de type 2. Par contre, il y a beaucoup d’autres facteurs qui peuvent tous nous affecter.
-La santé de nos dents passe en premier par ce que nous consommons. Plus il y a consommation de sucres libres, plus il y a risque de carie.
-De plus, plus nous diminuons notre apport en sucre, moins le risque de cancer est élevée. Les cellules de notre corps se nourrissent de sucres, de même que pour les cellules cancéreuses, donc la propagation de ces dernières se fera plus rapidement.
-On ne peut pas parler du sucre, sans parler d’obésité. L’obésité peut provoquer des maladies cardiovasculaires, du cholestérol et de l’hypertension.
-Pour terminer, il faut entretenir notre microbiote intestinal, qui lui jouerait un rôle important dans le développement de l’obésité et à la résistance à l’insuline. Certaines bactéries de notre microbiote carburent aux sucres, tout dépendant du types de bactéries que nous retrouvons dans notre intestin. Il y a donc plus de fermentation, ce qui provoque des inflammations et l’apparition de la résistance à l’insuline.

LES RECOMMANDATIONS

Un autre débat dans le monde de la nutrition et qui est variable d’un pays à l’autre. L’Organisme Mondial de la Santé recommande à ce que moins de 10% de l’apport énergétique total provienne des sucres ajoutés. Quand je parle du sucre ajouté, je ne parle pas que du sucre que vous mettez dans votre café, mais également de tous les sucres que l’industrie ajoute dans vos céréales, dans votre pain, dans votre plat surgelé etc… Nous devrions calculer au maximum 25gr de sucres ajoutés dans notre alimentation quotidienne. Ce qui est difficile de faire au Canada, car les industries agroalimentaires ne sont pas obligé de séparer le sucre ajouté du sucre naturel de l’aliment (que l’on trouve naturellement dans les fruits ou le lait par exemple). Selon Santé Canada la tâche est impossible, mais pourtant aux États-Unis, c’est une lois applicable pour tous. De plus, Santé Canada recommande 100gr de sucres totaux (et la je ne parle pas de glucides mais de sucre) par jour, tandis qu’aux États-Unis c’est 50gr. J’espère qu’un jour nous allons pouvoir retrouver les mêmes recommandations que chez nos voisins américains. Comme vous avez pu lire dans mon blogue sur les étiquettes, il y aura dans les prochaines années le pourcentage du sucre selon notre besoin quotidien au bout de la ligne des sucres. Le bémol dans tout ça, c’est que nous ne pourrons pas savoir d’où provient ce sucre et savoir s’il est ajouté ou pas au produit.

Bien-sûre, on va se dire la vérité. Il y en a partout de ces sucres. Tous les aliments transformés et industrialisés contiennent une tonne de sucre libre. Plus nous consommons de sucre, plus notre corps en demande. Il faut faire notre propre sevrage. Oui c’est difficile, car nous avons une dépendance élevée à cette drogue. Par contre, il y a plusieurs moyens d’y parvenir. Il faut bien lire les étiquettes (si le premier ingrédient est le sucre, laissez le sur la tablette) et opter au maximum pour des produits frais et cuisinés maison. Légumes, fruits, oeufs, viandes et poissons, pain à grains entier, céréales entières, fromage, légumineuses, beurre, yogourt nature, huile… devraient être ce que vous consommez à majorité dans votre journée.

Véronique Côté praticienne en gestion de poids

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